Plus de peur que de mal.

   Quelques précisions nous arrivent à propos de l'accident de Max Linder; l'excellent artiste, répétant la principale scène d'un grand film, faillit être décapité par l'hélice d'un hydro-aéroplane.

   Détail singulier: L'appareil était conduit par Max Linder en personne. Celui-ci, après avoir exécuté quelques tours, atterrit. Puis, oubliant de couper l'allumage, il sauta de son siège et se précipita tête en avant, vers l'hélice qui continuait à tourner à toute vitesse.

   La foule, nombreuse, à cet endroit, regardait les évolutions de l'hydroaéroplane. Voyant Max Linder se jeter dans l'hélice, elle eut un cri d'effroi qui arrêta une seconde notre malheureux ami. Le mécanicien eut le temps de couper l'allumage, et... Max continua à jouer sa scène sans se douter qu'il venait miraculeusement d'échapper à la mort.

   A quoi ça tient, tout de même... (Comœdia, 2.5.1913)

 

 

 

 

 

 

 

   L'AVIATEUR INEXPÉRIMENTÉ.

   On peut être agile, passer par des fenêtres, exécuter mille tours d'acrobatie, inventer les scènes les plus amusantes de cinéma, et faire triste figure lorsque, par suite des exigences du film, l'artiste doit se servir d'un hydroplane.

   Max Linder dont la silhouette est affichée à la porte de tous les cinémas de France et de l'étranger faillit être victime d'un accident d'aviation. En compagnie de sa charmante camarade Lillian [sic.] Greuze, il devait exécuter une scène dans le port de Monaco.

   Forcé de conduire lui-même, il prend place au volant. L'appareil s'élève régulièrement, mais au moment de la descente, l'eau envahit un des flotteurs, et Max — comme l'appellent ses camarades du cinéma — faillit être tué par l'hélice.

   Il l'a échappé belle!

LE SOUFFLEUR.

(Comœdia, 9.5.1913)