Max Linder en Russie

 

 

   Max Linder, chacun le sait, enthousiasme actuellement, par sa présence nos amis les Russes.

 

                                  (Photo C. Bulla, Cliché Courrier.)

ML et Breschko-Breschowsky

M. BRESCHKO-BRESCKOWSKY M. Max LINDER

 

Il vit là-bas dans une apothéose, et pourtant les fleurs qu'on sème sous ses pas ne sont point toujours sans épines, témoin cette anecdote qu'un de nos amis russes nous conta récemment, lors du séjour à Saint-Pétersbourg de l'aimable artiste.

   Il fut, comme on le pense, photographié et interviewé de mille manières. Ayant dit entre autres choses qu'au cours de sa tournée de Barcelone il avait mis à mort un taureau, pendant une course à laquelle il prit une part active, notre confrère russe Nicolas Breschko-Bresckowsky, dont Excelsior publia récemment un très intéressant roman, exprima un doute sur cet exploit de Max. Celui-ci se fâcha, envoya ses témoins à M. Bresckowsky et lui demanda raison de son article.

   Il y eut alors une explication entre M. N. Breschko-Bresckowsky et Max Linder, et celui-ci put démontrer au romancier russe la réalité de son tout dernier exploit sportif.

   Dans la photo que nous publions aujourd'hui, Max Linder explique à M. Breschko-Bresckowsky son coup d'épée désormais fameux qui abattit le taureau furieux.

   Ajoutons que M. Nicolas Brescko-Bresckowsky n'est pas seulement un romancier très connu en Russie, mais un journaliste de valeur. Il suivit la guerre de Tripolitaine, et celle des Balkans ensuite, pour deux grands journaux russes. Il est entraîné à tous les sports.

   C'est un maître que Max a définitivement convaincu.

C. L.

(Comœdia, 10.1.1914)