voriges Stück  <<          Index             >>  nächstes Stück 

 

La conquête de l'air

Szenario: Camille Audigier; Paul Géry — Länge: 4 Akte (5 Bilder) — Interpreten: MM. Séverin-Mars (Henri Francard); Alphonse Dieudonné (duc de Gesvres); Adrien Caillard (Portal); Henri Etiévant (Pierre Mauvrac); Jacques Villa (Barucaud); Jean Liézer (Wartel); Moreau (Moser); Moret (Dupont); Synès (Nervil); Albert Reusy (du Vallon); René Gréhan (Maniouwski); Vaslin (des Charmettes); Vincent Denizot (marquis de Lion); Champdor (général Tancréde); Max Linder (Santa-Fé); Dalaine (Crevaux); Bénard (Kornac); Jacquier (Le Boucher); Brunel (l'huissier); Dervet (le clerc); Sylvain (premier garçon); Daumouche (deuxième garçon) — Mme. Dubuisson (Louise Francard); Andrée Canti (duchesse de Gesvres); Louise Dauville (Mme Moser); Adrienne Dherblay (baronne des Charmettes); J. Lambert (miss Paston); Yriane (marquise d'Espeuille); Andrée Divonne (Mlle Hermann) - Premiere: 16. Januar 1905 (Paris/Théâtre de l'Ambigu) — 4 Vorstellungen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beschreibung/Kritik:

 

Henri Francard, travailleur infatigable et inventeur heureux, a trouvé, ou cru trouver, l'aviateur parfait, l'instrument idéal qui évoluera dans l'espace avec la plus entière docilité. Les fonds seuls lui manquent pour construire l'appareil, tel qu'il l'a conçu et le voilà, génial mais pauvre inventeur, en quête de commanditaires. Ce sera pour Pierre Mauvrac, monsieur peu recommandable, — le traître! — l'occasion excellente de se rapprocher de celle qu'il poursuit de ses assiduités, de celle qu'il veut à tout prix, de Louise Francard, la femme de l'inventeur! Il commanditera donc Francard pour lui voler son bonheur. Mais Louise est une honnête et vertueuse personne qui adore son mari et repoussera les avances de Mauvrac avec une telle fierté, une telle énergie que celui-ci jurera de se venger. De connivence avec un riche et peu délicat financier, Mauser, il fait signer à Francard une traite de cinquante mille francs qui le mettra à sa merci, puis le dépouillera tranquillement de sa gloire et des bénéfices futurs à réaliser, en s'emparant des plans de l'aviateur et en s'instituant l'inventeur unique. Mais une expérience décisive remettra peut-être Francard en meilleure posture: il s'agit de faire en public une ascension aux environs de la Tour Eiffel, et de prouver ainsi l'excellence de l'instrument. Malheureusement au banquet qui précédait l'expérience, l'aide de Francard, l'ouvrier Barucaud, a bu plus que de coutume. Il fait par une fausse manœuvre s'effondrer l'aéroplane dans le vide, et Francard, se blesse mortellement. Il ne mourra pas cependant avant de se venger. Mauvrac revenu dans la maison du moribond pour voler ses dessins et tenter une dernière démarche auprès de Louise, est surpris par le malade qui retrouve juste assez de forces pour lui loger une balle en pleine poitrine avant de tomber mort lui-même. L'Interprétation — coté hommes — est digne d'éloges. M. Séverin-Mars a fait une création intéressante en l'inventeur Francard. Il s'est montré tour à tour naïf, violent et dramatique. M. Etiévant à qui revenait, naturellement, le rôle du traître, a été excellent d'hypocrisie en Pierre Mauvrac. M. Dieudonné n'a certes pas manqué d'élégance en duc des Gesvres, un vieux gentilhomme, viveur et bon enfant. M. Villa est resté le gai compère que nous connaissions, et M. Caillard a su conserver beaucoup de tact et de sobriété. Mme Dubuisson s'est contentée de montrer quelque charme dans le rôle de Louise Francard, et Mmes Canti et Derblay l'ont secondée de leur mieux. (Les annales du théâtre, 1906)