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Revue Elle est de ...

"arrivée au théâtre" Film

Weitere Titel: L E - 2 !... - Regie: Castello - Szenario: Max Aghion; Max Linder - Musik: E. Gavel - Länge: 1 Akt (20 Bilder) - Interpreten: Made Andral {Commère}; Castel {Compère}; Marius Reybas {le mari}; Gilbert Battaille {le 'grime'}; Dartol {un agent}; Dave Loty {«Max Linder»}; Marthe Fabris; Maphalda; Adrienne Delide; Line Marjac; Armelle; Yzelle; Méris; Orel et la princesse Marfa; Delamane; Paulo; Bazin; Harryso; Dartol; Gasthon's; Bréal; Mady Sylva; Nitzy; Philippe; Sisters Loret; Les Gaiety Girls, La Troupe Saschoff, Max Linder {le 13e «Max Linder»} - UA: 27. März 1914 (Paris/ Gaité Rochechouart)

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Not content with his achievements before the cameras and on the stage, Max Linder has turned playwright, and in collaboration with another Max - Max Aghion - has written a revue for that quaint old, but enterprising, music-hall, the Gaité Rochechouart. In the circumstances, one is scarcely surprised to find that the show is a huge advertisement for the cinema, and the ubiquitous Max in particular. Once again moving pictures and a stage spectacle have been coupled together with complete success. The first act of the revue is a very clever mixture of stage and screen scenes. The episode commences in a train; there is a wife returning to her husband, and an amorous traveller. The rest may be imagined without much difficulty. The pictures show a most exciting chase through the principal streets of Paris, and, of course, the trio arrive at the Gaité Rochechouart, whereupon the screen rises, and the artistes come rushing pell mell into the hall. The fugitives assume the respective roles of Compere and Commere, and the revue proper begins. Parisian Notes. By John Cher. (The Bioscope, Apr. 16, 1914)

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Max Linder était la «roi du cinéma». Va-t-il devenir le roi des revuistes? Le triomphe de la nouvelle revue de la Gaité-Rochechouart permet de le croire. Son coup d'essai est un vrai coup de maître. Couplets d'une facture délicieuse, ou l'esprit étincelle; dialogue d'une fantaisie et d'une gaité charmantes; scènes cocasses; satires mordantes, rien n'y manque... pas même, vous le pensez bien, des danses d'une originalité vraiment séduisante, réglées a miracle et qui ont déchaine l'enthousiasme. On citera les couplets excellents du Professeur de tir pour femmes mariées, une scène délicieusement frondeuse que M. Delamane et Mlle Dave Loty ont jouée supérieurement; les 12 Max, où l'auteur se blague lui-même avec une verve savoureuse; le Compère coiffeur et l'irrésistible Poursuite à travers Paris, une véritable trouvaille pour nous présenter le compère et la commère. On a ri follement. Il y a aussi une satire impitoyable des Duels très parisiens, qui a provoqua des tempêtes de rires et de bravos. MM. Max Linder et Max Aghion sont animés d'une verve inépuisable. Leurs noms ont été justement acclamés dans une délirante ovation, lorsque M. Castel; compère plein d'entrain, et Mlle Made Andral, commère fringante et spirituelle, les ont annoncés au Tout-Paris des premières. Et Mme Varlet, dont la mise en scène est une pure merveille, mérite une fois de plus des éloges enthousiastes. Bravo!... - R.V. (Le Petit Parisien, 29.3.1914)

 

Szenenfoto Elle est de

Mlle Made ANDRAL      M. CASTEL [Source: Comœdia, 31.3.1914]

 

 

Anmerkung: An einer Stelle in der Revue erscheinen die Damen Fabris und Maphalda in einem 'Duel des femmes'. Beide treten auch in dem Film "Max joue le drame" [1914] in einem Duell gegeneinander an. Dieses soll auf einer wahren Begebenheit beruhen (L'Intransigeant, 17.3.14). Zwei rivalisierende Schauspielerinnen Mlle. Catherine des Urlis und Mlle. La Marotte-Beaupré sollen über eine Rolle in Streit geraten sein und eines Abends im Winter des Jahres 1669 nach der gemeinsamen Vorstellung den Versuch unternommen haben, ihre Streitigkeiten mit dem Schwert auszugetragen (Emile Gaboriau, "Comédiennes adorées"). ― [Note: At one point during the revue the ladies Fabris and Maphalda appear in a 'Duel des femmes'. Both also appear in a duel, in the film "Max joue le drame" [1914]. This is said to be based on a factual event (L'Intransigeant, March 17th 1914). Two rival actresses Mlle. Catherine des Urlis and Mlle. La Marotte-Beaupré are said to have been enraged over a role and one night in the winter of 1669 after a shared performance they tried to resolve their argument with the sword. (Emile Gaboriau, "Comédiennes adorées")]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Weitere Beschreibungen/Kritiken:

 

FINAL REVUE DOES POORLY. (Special Cable to VARIETY.) Paris, April 1. The revue at the Gaite Rochechouart, produced March 28, is by Max Linder and Aghion, has for its title “Elle est de―” (probably inspired by one of Fragson's last songs). This is announced as the last of the season at Mme. Varlet's popular little house. It went poorly. The first portion shows the artists rushing across Paris and finally entering the stage through the auditorium. The idea is stale. (Variety, Apr. 3, 1914)

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Cette revue, m'a valu plusieurs surprises. D'abord celle d'ètre placé à une distance de la scène où ma myopie compliquée d'un staphylome postérieur annulaire de l'oeil droit et d'une scléro-choroīdite double et progressive, ne m'a permis de prendre du supectacle qu'une idée sinon vague, du moins lointaine... La seconde est d'un ordre tout différent. Je me refuse à comprendre pourquoi Max Linder et Max Aghion n'ont pas intitulé leur revue La Revue des deux Max... C'était un à peu près facile, je n'en disconviens pas, mais qui avait le mérite de la clarté et cet unique avantage qu'eux seuls pouvaient se le permettre. Troisième surprise, agréable, celle-là! L'emploi du cinéma, que je craignais envahissant, est réduit à ses justes proportions et à son véritable rôle, qui doit se borner, dans un spectacle de music-hall, à faciliter les transitions et à supprimer les entr'actes. Les deux spirituels auteurs en ont tiré un parti très habile pour nous présenter le compère et la commère, et les mêler à l'action. La revue commence sur l'écran... comme dirait mon voisin J.-L. Croze. Dans le rapide de 22 h. 45, qui rentre en gare d'Orléans... Quatrième surprise: Je croyais que la gare d'Orsay était résolument souterraine... Or, le rapide s'arrête le long du quai, en plein air. A moins que ma myopie (voir plus haut). ...Donc, dans ce rapide, un voyageur trouve le temps de nouer les relations les plus intimes avec une jolie voyageuse. Après lui avoir tout accordé (rassurez-vous, cet épisode se déroule dans le noir), elle ne peut faire moins que de lui accorder un rendez-vous. Dans sa hâte de la revoir il arrive chez elle un jour trop tôt, et tombe naturellement sur le mari, qui se lance à la poursuite des deux coupables. Ici, le cinéma reprend son rôle naturel, qui consiste surtout comme vous avez dû le remarquer parfois, à nous faire voir des gens qui courent les uns après les autres. Le trio traverse quelques rues de Paris et débouche enfin à la Gaîté-Rochechouart... où les deux complices (M. Castel et Mlle Made Andral) se frayent un chemin à travers les fauteuils et montent enfin sur la scène, tandis que le mari (M. Reybas) est maintenu d'autorité à l'orchestre par un agent à la poigne solide (M. Dartol). Après quoi, la revue commence. Elle commence bien par une scène amusante et vive, où l'immense Bazin vient nous dire les tribulations d'un ancien censeur qui a gardé de ses fonctions la manie de voir partout des choses excitantes et libidineuses. Et cela amène par une malicieuse transition, une parodie des spectacles de la Renaissance (Xantho, Le Minaret, Aphrodite), qui nous permet d'admirer l'espiègle gentillesse de Mlle Mady Sylva, ravissante odalisque aux jolis yeux malins, la beauté de Mlle Nitzy, la grâce blonde de Mlle Philippe, charmante Aphrodite, et le charme étrange de la princesse Marfa, qui doit être au moins créole, et dont la peau... brune et chaude, a l'éclat des nuits d'Orient. M. Harryso imite avec esprit M. Jacques Richepin, et la gentille Mlle Yzelle fait ce qu'elle peut peur imiter Mme Cora Laparcerie. J'ai le regret de n'avoir rien entendu des couplets de la Photographomanie. Mais les vingt premiers rangs de fauteuils les ont applaudis avec une ardeur qui me les a fait croire excellents. Et cela m'a disposé tout à fait en faveur de la scène suivante: c'est la meilleure de la revue, et une vraie scène de revue, bien construite, amusante d'un bout à l'autre, et jouée à ravir par l'excellent comédien Delamane et par la spirituelle et originale fantaisiste Dave Loty. Elle a trait à cette manie qui possède quelques jeunes femmes d'introduire le revolver dans leurs histoires de ménage. L'idée du Professeur de tir pour les jeunes épouses, est une vraie trouvaille, et Delamane a composé le rôle avec une finesse charmante et un sens exquis des nuances. Mlle Dave Loty est impayable de drôlerie et d'entrain dans le rôle de l'élève qui aurait voulu tuer son mari, mais n'a tué que son petit chien et ne s'en console pas... ...Et voici le finale du un. C'est une des plus jolies suites de danses que nous ayons jamais vues au music-hall, et il sied de rendre un éclatant hommage au parfait chorégraphe qui les a réglées et mises en scène, M. Paulo. Eu égard aux dimensions du plateau de la Gaîté-Rochechouart, il a vraiment su réaliser là quelque chose d'extraordinaire et de paradoxal, les danseuses américaines et les persanes sont ravissantes. Quant aux Sisters Loret, elles ont remporté un triomphe. Ces deux jolies Anglaises, travesties en horse-guards, dansent le même pas, avec les mêmes mouvements, les mêmes gestes, les mêmes attitudes au point qu'elles semblent ne faire qu'une seule danseuse. Ne me dites pas que cela s'appelle la fameuse danse diplomatique de l'an dernier aux Folies-Bergère! Elle était exécutée par deux hommes. Et je vous assure que par deux jolies filles, elle prend un tout autre sens. Après ce ravissant numéro, la troupe Sasschoff a trouvé moyen de soulever encore l'enthousiasme d'un public en délire! C'est comme j'ai l'honneur de vous le dire?.. Ces Russes sont prodigieux d'ardeur et d'entrain frénétiques. Et après eux, M. Paulo et Mlle Fabris ont été acclamés, en lançant une danse nouvelle: La Passett qui réalise ce miracle d'être à la fois acrobatique et gracieuse. Et après Paulo et Mlle Fabris, toute la troupe, dominée par l'éclatante beauté de Mlle Maphalda, divine danseuse grecque, a exécuté un chahut fantastique, une bacchante endiablée qui s'intitule: La Très vinaigre, mais qui pourrait s'appeler la Poivrette, la Dynamite ou le Picrate de potasse. Ça, c'est un finale! Après un court entr'acte, le rideau ne se relève pas... car le mari trompé par le compère, s'est avisé pendant le premier acte que la commère est ravissante (il a d'ailleurs bigrement raison: Mlle Mad. Andral est une commère délicieuse et son travesti du second acte lui sied à ravir!) On laisse ce doux maniaque monter sur la scène... Car, myope comme l'auteur de ces lignes — et d'ailleurs aveuglé par la passion naissante, il ne s'est pas aperçu que la commère n'était autre que son épouse. D'ailleurs comment reconnaître sa femme vêtue en petit homme et l'infâme suborneur déguisé en mondaine? Une fois le mari introduit dans la troupe, nous assistons sans encombre à un gentil défilé de merveilleuses, conduites au succès par l'élégante et bien disante Mlle Line Mayac — puis à une fort belle reconstitution de la célèbre toile de Bayard, Le Duel de femmes. Les auteurs nous en donnent deux versions, l'une en tableau vivant, l'autre en cinéma: je préfère violemment la première, en faveur de laquelle la gorge nue de Mlle Maphalda me semble un argument irréfutable. J'ajouterai que le tableau vivant n'est point immobile: Mlle Maphalda et la charmante Mlle Fabris ferraillent avec ardeur et prouvent qu'elles savent se tenir sur le terrain. Une seconde apparition de la troupe Sasschoff vient nous reposer de ces violences... Les Poupées russes remportent un nouveau triomphe. Puis c'est le tour de Mlle Adrienne Delide, délicieusement suggestive dans une de ces toilettes révélatrices comme on en voit (pas assez!) aujourd'hui — et qui détaille avec une diction parfaite et un charme rare un rondeau sur la Mode des plumes dont je ne vous dis que cela... un des meilleurs rondeaux de l'année par ma foi! Et voici le clou de se second acte! un spirituel défilé de douze aguichants petits Max Linder en travesti, parmi lesquels se faufile discrètement un treizième Max Linder, — et qui n'est autre que le Vrai, le Seul, l'Unique. Vous pensez avec quelles acclamations le public reconnaît et salue ce Roi du Cinéma — dont Rigadin est le Prince! Après cela, il n'y a plus qu'à tirer l'échelle. C'est ce que font les auteurs dans une scène finale très amusante: le duel entre le compère et le mari, trompé — qui vient enfin de reconnaître sa femme légitime dans la commère (et réciproquement). Le mari trompé tire généreusement en l'air — et blesse son adversaire qui s'était réfugié dans un arbre. L'honneur est satisfait. Le public aussi. Je me reproche de ne pas vous avoir assez dit combien Mlle Mad. Andral est une gentille et spirituelle commère, M. Castel un compère alerte et jovial, M. Gilbert Battaille, un parfait grime. Et je voudrais tresser quelques couronnes et dresser quelques arcs de triomphe à l'excellent fantaisiste Bazin et à Marius Reybas qui interprète avec adresse et en très bon comédien le rôle (toujours ingrat!) du mari trompé. Cette amusante Revue n'a emprunté du cinéma que la rapidité et l'imprévu — c'est-à-dire justement ses deux qualités principales. Elle est d'une formule originale et neuve. Elle est alerte et malicieuse, comme on pouvait l'attendre des deux Max et encore que résolument printanière elle vivra sans doute plus que la saison! CURNONSKY. (Comœdia, 31.3.1914)

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A LA GAITÉ-ROCHECHOUART La Soirée ... J'en ai pris courageusement mon parti, mais ce dont je ne me consolerai jamais, c'est de n'avoir pu serrer sur mon cœur l'aimable Max Aghion, dont le succès m'enchante. Hélas! il se cachait, et l'autre Max aussi était invisible. Mais lorsque les girls costumées en petits Linder ― jaquette noire, pantalon rayé, canne, gilet blac, haut de forme ― envahirent la scène en dansant, vingt voix crièrent: ― Max Linder! Qui, Max Linder s'était joint aux girls, exactement vêtu comme elles (ce qui s'explique aisément, puisqu'elles étaient exactement vêtues comme lui) et avec leurs mêmes gestes d'automates, leurs mêmes pas, il dansait. ― C'est lui, disaient les uns qui avaient reconnu ses yeux, sa courte moustache et son sourire. ― Non, c'est un artiste qui s'est fait sa tête, affirmaient les autres. Après une minutieuse enquête, nous sommes en mesure de révéler la vérité: c'était bien Max Linder. Nous l'affirmons, nous le jurons! A vrai dire, je n'en sais absolument rien, mais comme j'ai parié un louis que c'était lui, je veux pouvoir invoquer le témoignage irréfutable de Comœdia pour garder le louis que j'ai peut-être perdu et empocher celui que je n'ai peut-être pas gagné. Roland Dorgeles (Comœdia, 1.4.1914)