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Et aïe donc !..

[Revue] Regie: Maurice Simon - Szenario: Rip et Paul Ardot - Chef d'orchestre: Henri José - Choreographie: Bucourt - Bühnenbild: Prévôt, Fleury, Saint-Aubin (atelier Ménessier et Chambouleron-Mignard) - Kostüme: Pascaud - Köstumentwürfe: Edel et Minon - Adminis. de la scène: Dalleu - Länge: 2 Akte (11 Bilder) - Interpreten: MM. Maurice Claudius (Le préfet, Leygues, Archibald, Sosthène), Henri Dorville (Pataud, Philopode, Sacha, Ferdinand), Max Linder (Le Roi {compère 1er et 2e actes}, Cyrano), Fernal (Le docteur Œdipe, Dimitri, M. Poire), Poquelin (Le manchot, Henri IV, Dujardin-Beaumetz), André Urban (Blond, Loth, l'officier de police russe), Paul Bertho (L'abonné), Vissieres (Le sourd-muet), Bosq (L'Esquimau), Blanki, Rossi, Bervil, Albens  ̶  Mme. Marthe Lenclud (Le commère du 1er acte, Roxane, la Mode, Pierrot), Lucy Murger (La commère du 2e acte, Christian, L'Indien), Andrée Spinelly (Théodora, le marquis de Sade, Irma), Meg Villars (L'Indienne, Narcisse, Dorothée), Charlotte Martens (L'Ouvreuse, Alexandra, Mme Cuffin), Jacqueline Crisafulli (La Gagnante, l'Amour, Natascha, Colombine), Delorge (Flora Chauson, l'arpète, la fille de Loth), Dorick (La jardinière, Henri III, la Lune), Nelly Westwood (La danseuse), Devrières (La rue de la Paix, Sapho), Sterly (Chicot), Briand (Pépinster), Cottin (Triboulet), Ismène (Van Yssen), Darcueil, Jeanne Thibault, Floriane, Legui, Aliette, Dorley, Lottys, Valneige, Duc, Darthez, Dorsy, Delmez, Marthe Derminy, Relna, Eza Berre, O. Brienz, Esmée - weitere Interpreten: M. Simon, Fascio - [TABLEAUX - 1er, Luna-Park, Ville d'eaux; 2e, Contrôle modern-style; 3e, Dans l'Arkansas; 4e, Et aïe doc!...; 5e, l'Amour fantaisiste (grand défilé); 6e, l'Inauguration; 7e, les Nihilistes; 8e, les Tuileries; 9e, l'Amant de la lune; 10e, Champ de courses d'amour; 11e, Bacchus est Roi! (Apothéose).]  ̶  Premiere: 28. Oktober 1909 (Paris/ La Cigale)

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Décidément, la Cigale collectionne et monopolise les succès. Et celui qu'a remporté la nouvelle revue Et aïe donc !... de Rip et Paul Ardot, ne peut se décrire, car ce ne fut qu'une longue suite d'acclamations, de bravos, de rappels pour les artistes et pour toutes le scènes de cette éblouissante et spirituelle revue, dont toutes les idées sont neuves, originales, tous les tableaux d'une grâce et d'un pittoresque achevés, et tous les couplets d'une joyeuseté et d'une verve sans égales. Et lesquels choisir, pour les citer, parmi cette débauche d'esprit et de luxe? Ce sont … le pas du Ménage à trois (Lucy Murger, Marthe Lenclud, Max Linder), … le drame bouffe des Nihilistes (Dorville, Martens, Fernal, Crisafulli, Urban, Max Linder et Lucy Murger). Conduite par la brune Marthe Lenclud (Commère du 1er acte), Lucy Murger (Commère du 2e) et le compère Max Linder, soulignée d'une musique arrangée avec maëstria par Henri José, rehaussée de merveilleux costumes de Pascaud et d'admirables décors de Prévôt, Fleury, Saint-Aubin (atelier Ménessier et Chambouleron-Mignard), Et aïe donc !... est la plus somptueuse et la plus étourdissante des revues joyeuses. Et tout Paris ira la voir et l'applaudir pendant tout l'hiver. (La Presse, 31.10.1909)

 

 

 

Anmerkung: Ab 1. Dezember wurden Linders Rollen von Fernal übernommen.  ̶  Note: From Dec. 1 on, Linder's parts were taken over by Fernal.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Weitere Beschreibungen/Kritiken:

 

Cette revue, qui devait d'abord s'intituler Prout, ma chère! est due à la collaboration de MM. Rip et Paul Ardot, les deux jeunes et brillants revuistes. Et, comme toutes les revues des jeunes auteurs, elle est pleine d'une verve et d'une gaité qu'on ne connaît plus a trente ans. Mais comme M. Ardot que j'ai connu pudibond est devenu grivois! Elle est d'un poivré, cette revue! Et elle est tout à fait réussie, dans sa note scabreuse. C'est une très bonne idée que celle du défilé des amants illustres: Loth et ses filles, Narcisse, hanté à l'âge d'homme par des souvenirs de collège, Henri III que les femmes ne tentent pas, le marquis de Sade qui a des passions. Mais, comme on le voit, tout cela est assez raide et la revue de la Cigale n'est pas pour les jeunes filles. Il y a d'excellents couplets, notamment ceux de la petite grue, qui sont d'une facture amusante, et des trouvailles originales comme le geste paradoxal de M. Dujardin-Beaumetz venant inaugurer un arbre dans un square rempli de statues. Une scène parfaite, c'est la scène de Leygues, et la parodie des danses d'Isadora Duncan est une chose très bouffonne. L'épisode des nihilistes est fort dramatique et l'apparition du préfet avarié est un intéressant document médical. La valse sadique enfin est un numéro original et fort suggestif. Mlle Spinelli la danse exquisément, elle est d'ailleurs exquise dans tous ses rôles. C'est une jolie petite femme et une rare diseuse. Mme Marthe Lenclud est une commère de haut luxe, élégante et capiteuse. Puis, en Pierrot éploré, elle danse au clair de lune et tous les spectateurs qui ont une aine de poète goûtent fort ce divertissement. Miss Meg Villars danse admirablement. Et puis, elle sait, la fine mouche, que le nu est moins indécent que le déshabillé. C'est pourquoi elle répudie les tulles transparents, et ses danses largement retroussées revêtent un caractère de chasteté rare au café-concert. M. Claudius, un peu oublié au commencement de la revue, a ensuite de meilleurs rôles, des rôles en or avec de merveilleux couplets, et il est charmant, charmant. Le comique de M. Dorville, déjà bien portant, semble avoir pris — s'il est possible — un regain de rondeur et d'embonpoint. Quel comique! On passerait à la Cigale une soirée paradisiaque si les ouvreuses étaient moins encombrantes. Oh! leurs évolutions bavardes parmi les strapontins d'orchestre!.. LE MOUCHEUR DE CHANDELLES. (Le Journal amusant, 27.11.1909)