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La fleuriste des halles

[Drame] — Szenario: Henri Demesse — Länge: 6 Akte — Interpreten: MM. Adrien Caillard (Pierre Pascal); Jacques Villa (Xavier Mauduit); Jean Liézer (Antoine Villette); Jacques Volnys (Frédéric Pascal); Champdor (Nicolas); Alexandre Picard (le docteur); Brenner (Barré); Max Linder (Joseph); René Gréhan (l'abbé); Bénard (Capitaine Voiron); Sylvain (un agent) — Mme. Dubuisson (Françoise Pascal); Geneviève Chapelas (Delphine Villette); Noris (Hortense Mauduit); Adrienne Dherblay (Lucile de Marcillac); Yriane (Noémie Mauduit); Andrée Divonne (Fanchette); Jane Maylianes (Marthe) — [TABLEAUX: Premier tableau: Le Remplaçant. — Deuxième tableau: L'Amour, l'Argent. — Troisième tableau: La Dot de Delphine. — Quatrième tableau: Le Sacrifice. — Cinquième tableau: Le Contrat de Mariage. — Sixième tableau: Le Rêve. — Sixième bis tableau: Jour de Joie.] — Wiederaufnahme: 15. Juni 1905 (Paris/Théâtre de l'Ambigu) — 29 Vorstellungen

 

 

 

Anmerkung/Note: "Le cinéma servait à représenter successivement deux rêves de l'héroïne ... Dans le premier rêve, l'héroïne revivait comme un cuisant remords une scène à laquelle nous avions assisté et où elle avait eu une conduite odieuse. Dans le second, elle rêvait la charge des cuirassiers à Reishoffen où son fils avait été blessé et où, bien sûr, ni elle ni nous n'étaient présents." (Paris-Palaces, J.-J. Meusy, 1995)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beschreibung/Kritik:

 

Comme les années précédentes, l'Ambigu profite du moment où la plupart des théâtres ont fermé leurs portes pour décrocher le succès qui lui permettra de traverser glorieusement les mois d'été. Cette fois, c'est la Fleuriste des Halles qui tiendra l'affiche, et la nouvelle pièce de M. Henri Demesse, possède les qualités nécessaires pour réussir pleinement. Nouvelle pièce? C'est beaucoup dire, car elle doit être âgée déjà d'un certain nombre d'années, cette pièce où il est encore question de remplacement au service militaire! Est-ce cette raison seule qui nous fait paraître le drame un peu vieillot et un peu suranné? Est-ce pour cette raison seule qu'il nous parut aussi un peu triste, et bien peu folâtre parfois, avec ses deuils, ses mourants et ses malades, il se distingue cependant de ses confrères, drames et mélos, par sa simplicité et sa vraisemblance: il comporte aussi quelques scènes très bien traitées, d'émotion et de sentiment. Adorer son fils, c'est très bien et nous ne pouvons que louer Françoise Pascal de ce noble sentiment pour son Frédéric. Mais l'adorer jusqu'au vol et au crime, c'est trop, et nous blâmons Françoise d'en arriver à cette extrémité. Donc, Françoise, qui aime son fils et a économisé sou à sou les deux mille francs nécessaires à l'achat d'un remplaçant, apprend que Pierre, son mari, noceur et buveur, s'est emparé de la somme et la dépensée eu deux jours. Colère et reproches. Pierre, devant les conséquences de sa faute, tente de se tuer, se rate, mais aura désormais une conduite exemplaire. Frédéric part et nous le retrouvons bientôt sous l'uniforme d'un brillant sous-officier de cuirassiers, amoureux passionné de Mlle Noémie Mauduit, qu'il épouserait immédiatement si le papa Mauduit, riche parvenu qui vient de gagner le gros lot, n'exigeait un apport de quarante mille francs. Quarante mille francs! Comment se procurer cette somme et rendre le bonheur à son fils? Françoise n'hésite pas, elle jouera à la Bourse! Mais imprudente, elle perd, et l'on ramène mourant le triste conseiller de ses opérations financières, son frère, Antoine Villette, qui lui confie, avant d'expirer, la clef de l'armoire où reposent trente-cinq mille francs, dot sacrée de sa fille Delphine, amoureuse elle, de Frédéric, et qui ainsi pourra l'épouser. Alors Françoise, mère coupable, vole l'ardent et Frédéric aura pour femme, Noémie, tandis que Delphine, qui apprend le crime, se sacrifie généreusement, en eu brûlant héroïquement la preuve. La guerre éclate, Frédéric rappelé avant la signature du contrat, se bat comme un lion et charge à Reichshoffen. Ou le croit mort, sa mère le pleure et tombe malade, Delphine la soigne, Noémie se marie à Genève où elle s'est réfugiée. Mais, tout est bien qui finit bien, Frédéric revient et épouse enfin Delphine qui l'aime toujours et quand même, après que Françoise, depuis longtemps repentante, est pardonnée de tout et par tous. La pièce, montée avec soin — nous y voyons de pimpants décors, et le cinématographe d'une charge de cuirassiers — est très bien jouée par les étoiles habituelles de l'Ambigu. (Synopsis: Les Annales du Théâtre, 1903)