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Pitou, bonne d'enfants

Weitere Titel: Johann als Kindermädchen (D)/ Private Atkins Minds a Baby (UK, USA) - Länge: 105m - s/w - Interpret: Max Linder {Pitou} - Produktion: Pathé Frères - Katalog-Nr.: 1815/Aug.07 - UA: 26. Juli 1907 (Paris/ Omnia Pathé) — Weitere Auff.: 31.8.07 (Worms/ Internationale Kinematographen Gesellschaft)

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Two other good comics from Pathé's are "Tommy Atkins Minds a Baby," and "I'll Dance the Cake Walk." The hero of the first is hardly a typical British soldier in appearance, but his adventures are very well done. He is left in charge of a baby on a seat in the park by his sweetheart, its nurse, and walks up and down with it trying to keep it in a good temper. He shortly spies an officer approaching him, and hastily places the baby in a wheelbarrow, while he stands to attention and salutes. While he is engaged in talk with his officer the park cleaner comes up and wheels off his barrow, without noticing its occupant. Several following scenes show him shovelling dirt on to the infant until it is quite covered, and at last it is thrown on the rubbish heap with the rest of the refuse he has collected. There it is discovered by a policeman. Meanwhile, Atkins has discovered his loss, and he takes another baby from its pram and makes his way back to the seat. Here, however, he meets the policeman with the lost infant, and the consequence is that he has two babies in his arms when his lady love comes back. The nurse whose baby he had appropriated also turns up and between the two ladies he is roughly used. (Kinematograph and Lantern Weekly, Aug. 15, 1907)

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Pitou, gauche, emprunté, son petit képi sur l’oreille droite, porte avec précaution un paquet blanc d’où émerge une petite fille déplumée, tandis que la nourrice, la grosse Julie, s’absente un moment. Mais Pitou a beau lui faire mille agaceries, mille risettes, le marmot s’obstine à brailler à pleins poumons. Pitou fourre le biberon dans le petit bec ouvert et pour lui tenir compagnie s’installe lui-même à la terrasse d’un zinc. Il était en plein dans l’exercice de ses fonctions lorsqu’il aperçoit au loin son colonel… vite, il fourre le mioche dans une brouette de plâtre, raide comme un piquet, la main au képi, il fait le salut militaire… Quand il se retourne, plus de brouette, plus de marmot! Que faire? Pitou désolé, va, vient, fouille les allées, bat les bordures. Il marche, il marche, sue, sue à grosses gouttes. Peine perdue, le marmot reste plus introuvable que la Chambre de 1819. Il tire de sa poche son grand mouchoir à carreaux et se met à couler par toutes les fentes de son visage. Pauvre Pitou, brave Pitou! Soudain, il se frappe le front: “Eurêka, s’écrie Pitou qui a des lettres, j’ai trouvé!” Et sournoisement, il s’approche d’une petite voiture et s’empare du mioche dont la bonne a le dos tourné: “Julie n’y verra que du bleu” se dit-il en rapportant triomphalement sa trouvaille. Sur ces entrefaites, voilà que le gardien du square retrouve le premier poupon et le plante dans les bras de Pitou qui demeure fort perplexe. Deux poupons… deux! pour une nourrice sèche…! Heureusement, tandis que Julie arrive d’un côté, la nourrice du bébé dérobé arrive en sens inverse… toutes deux trouvent Pitou fort en peine un marmot braillant sur chaque bras! Ces joyeuses scènes sont jouées avec un entrain communicatif par M. Linder irrésistiblement comique dans son rôle de Tourlourou en peine. (Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004)

 

 

 

Eine Kopie des Films wird verwahrt in: Archives du Film du CNC (Bois d'Arcy), bfi/National Film and Television Archive (London)