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Les Aventures de Thomas Plumepatte

Szenario: Gaston Marot — Musique: M. Piat — Länge: 5 Akte (12 Bilder) — Interpreten: MM. Jacques Villa (Thomas Plumepatte); Jean Liézer (Foster); Albert Reusy (George Stapleton); Maurice Flandre (James Powel); Brenner (Golven); Champdor (John); René Gréhan (Dixon); Vincent Denizot (Hans); Max Linder (Maxwel); Brunet (Harris); Dalaine (Walter); Jacquier (Handernott); Paul Garbagni (un employé); Bénard (Patterson); Sylvain (Joë); Daumouche (Tuluack); Bernard (premier matelot); Rifus (deuxième matelot); Lalouette (Williams Dunbar); Poitevin (Patrick); Richaud (sir Graham); Carel (un vieux monsieur); Maruel (un policeman); Leroy (un commissionnaire); Bisson (un gentleman); Deville (un ménétrier); Roux (premier domestique); Collin (deuxième domestique); petit Aubry (un nègre); M. Adolpho (le singe Cocambo) — Mme. Aciana (Jenny); Geneviève Chapelas (Anna); Marcelle Hervyl (Henriette); Maury (Catherine); Yrianne (Mme Patterson); Andrée Divonne (Sylvia); Rainville (Karine); Jane Maylianes (miss Horrisson) — [ACTES: Premier tableau: une fête chez James Powel. — Deuxième tableau: quai de Londres. Le départ. — Troisième tableau: l'Enrolement de Thomas Plumepatte. — Quatrième tableau: la Kermesse (intermède) — Cinquième tableau: les Flegmatiques. — Sixième tableau: dans les glaces. — Sixième bis tableau: le Pont vivant. — Huitième tableau: chez les Esquimaux. — Neuvième tableau: les exploits de Cocambo. — Onzième tableau: la perle de l'Alcyon. — Douzième tableau: retour à Londres.] — Wiederaufnahme: 19. Mai 1905 (Paris/Théâtre de l'Ambigu) — 29 Vorstellungen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beschreibung/Kritik:

 

Les Aventures de Thomas Plumepatte, furent représentées pour la première fois, il y a une dizaine d'années, sur la scène du théâtre de la République, de la rue de Malte, aujourd'hui l'Alhambra. Le drame de M. Gaston Marot appartient au genre populaire que le Tour du Monde en 80 jours mit à la mode et dont l'une des qualités les plus appréciables est la variété. Très bien accueilli par le public du Chateau-d'Eau, il fit son tour de banlieue où on le reprend fréquemment: entre deux nouveautés, l'Ambigu-Comique l'a recueilli et il y va faire bonne figure. Les Aventures de Thomas Plumepatte constituent un spectacle varié dont l'intérêt ne se dément pas, bien que l'intrigue n'en soit pas absolument inédite, car il évoque en dehors du Tour du Monde en 80 jours, les Enfants du capitaine Grant, le Tour du Monde d'un Enfant de Paris et surtout un ancien drame du boulevard du Temple, les Fugitifs. C'est un peu le Tour du Monde en 80 jours où le rôle de Passe-Partout serait développé au point d'occuper la première place; on en voit que le procédé n'est pas maladroit. Le capitaine Dunbar, qui est riche, avait pour ami un affreux coquin du nom de James Powel qui, pour s'approprier la fortune du capitaine s'était associé avec un autre gredin nommé Foster, pour faire couler le navire qui les portait tous, l'lndiana. Naturellement, les deux gredins ont échappé au naufrage, abandonnant leur victime qu'ils croiront morte. Un brave garçon de l'équipage, le parisien Thomas Plumepatte, a réussi à s'échapper du navire englouti et va se mettre à la disposition d'Anna Dunbar, la fille de son capitaine, pour retrouver celui-ci, car il est persuadé qu'il est encore vivant. En compagnie de la jeune fille et de son fiancé Georges Stappleton, voici notre bon Thomas parti à la recherche du capitaine, abandonné par ses ennemis dans une lie de glace, pour y périr d'une mort affreuse. Je n'entreprendrai pas de raconter par le menu les pérégrinations de nos héros, de Hollande dans les mers arctiques, de chez les Esquimaux en Amérique, Powel Hans et Foster cherchent naturellement à jouer tous les mauvais tours possibles à Anna; mais elle triomphe de tous les obstacles, grâce au joyeux et providentiel Plumepatte. Après des aventures étonnantes, hivernages au pôle, débâcle dans les glaces, rencontres d'ours blancs, enlèvements, duels à l'américaine, etc., tout finit bien: le capitaine est retrouvé et les traîtres sont congrûment punis; dénouement prévu, sans doute, mais qui fait toujours plaisir. Au cours de ces histoires prodigieuses, nous assistons à des exercices très intéressants de l'éléphant Gypsy et du chien Boby présentés par M. Charles. Il y a encore dans la pièce, un gorille du nom de Cocambo et enfin une gigue anglaise dans une kermesse hollandaise. Je crois que je n'oublie rien. L'interprétation est excellente. M. Villa, comédien adroit et alerte, mène avec entrain ces aventures de voyages, il est bien secondé par M. Flandre, un traître de bonne école, par Mlle Chapelas, une sympathique persécutée, par MM. Liézer, Renoy, Champdor, Gréhan, Denizot, Linder, Mlles Aciana, Marcel Hervil et Maury, sans oublier M. Adolpho, très amusant dans la peau de Cocambo, le singe de Thomas Plumepatte. JEAN DE LORR.(L'Orchestre, 1.6.1905)