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Pour un collier

Weitere Titel: Um ein Halsband (D)/ All for a necklace (UK, USA) - Länge: 110m - s/w - Interpret: Max Linder {Juwelier} - Produktion: Pathé Frères - Katalog-Nr.: 1597/Febr.+März 07 - Auff.: 26. April 1907 (Lyon/ Le Scala)

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[Drama] As example[s] of intense melodrama we have never seen anything better than [...] "All for a Necklace." A husband desires to buy a necklace for his wife, but the price is too stiff, and the jewels are sent back, leaving the lady in a rather bad temper as a consequence. At a friend's house, the pair notice the necklace on the throat of their hostess. The latter presently sends her maid to put it in her room, and overcome with the desire for possession, the man follows, and is abstracting the necklace when the owner enters. He murders her and goes off with the jewels, and when his wife enters, presents them to her. However, his intense remorse so affects him that he imagines his wife to be his victim, and in terror flings himself from the window. The film ends dramatically as the dying man turns to attract his wife's attention, but she is occupied in inspecting herself and the necklace in the glass and takes no notice of him. (The Optical Lantern and Kinematograph Journal, April 1907)

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Il aimait du meilleur de son âme une petite femme blonde qui l’aimait aussi peut-être, mais qui préférait les bijoux, les jolis colliers chatoyants sur le cou. Entre les mains de cette mignonne créature moitié oiseau, moitié poupée, les piécettes d’or fondaient que c’était un plaisir. Elle eut un jour la fantaisie d’un collier de perles mais quand le bijoutier énonça le prix, il fallut bien rendre l’objet et la petite femme demeura inconsolable. Si inconsolable que son mari qui l’aimait jusqu’à la lâcheté ne recula pas devant un crime pour satisfaire son caprice. Mais le sou­venir de ce crime jette en lui de terribles visions, il recule devant elles, l’air égaré, les mains en avant, trébuchant comme un homme ivre et se laisse choir dans la nuit profonde par la fenêtre ouverte. On rapporte le corps, on l’étend sur un divan. La petite femme essuie ses yeux dans un joli mouchoir brodé. Mais ayant aperçu le collier, son œil fasciné ne voit plus que lui et tandis que le mal­heureux jette vers elle un dernier regard éploré, elle noue le bijou autour de sa gorge et demeure en extase comme si elle eut savouré quelque jouissance secrète et profonde. (Henri Bousquet, Catalogue Pathé des années 1896 à 1914, Bures-sur-Yvette, Editions Henri Bousquet, 1994-2004)

 

 

 

Eine Kopie des Films wird verwahrt in: George Eastman House (Rochester)