A la Gaité-Rochechouart:                                                      

La Grande Revue de Printemps: Elle est de...

Max Linder et Max Aghion.

   

Max Linder caricature

[Source: Jardin des modes nouvelles, 15.4.1914]

 

  Max Linder était le «roi du cinéma». Va-t-il devenir le roi des revuistes? Le triomphe de la nouvelle revue de la Gaité-Rochechouart permet de le croire. Son coup d'essai est un vrai coup de maître. Couplets d'une facture délicieuse, ou l'esprit étincelle; dialogue d'une fantaisie et d'une gaité charmantes; scènes cocasses; satires mordantes, rien n'y manque... pas même, vous le pensez bien, des danses d'une originalité vraiment séduisante, réglées a miracle et qui ont déchaine l'enthousiasme.

   On citera les couplets excellents du Professeur de tir pour femmes mariées, une scène délicieusement frondeuse que M. Delamane et Mlle Dave Loty ont jouée supérieurement; les 12 Max, où l'auteur se blague lui-même avec une verve savoureuse; le compère coiffeur l'irrésistible Poursuite à travers Paris, une véritable trouvaille pour nous présenter le compère et la commère. On a ri follement. Il y a aussi une satire impitoyable des Duels très parisiens, qui a provoqua des tempêtes de rires et de bravos. MM. Max Linder et Max Aghion sont animés d'une verve inépuisable. Leurs noms ont été justement acclamés dans une délirante ovation, lorsque M. Castel; compère plein d'entrain, et Mlle Made Andral, commère fringante et spirituelle, les ont annoncés au Tout-Paris des premières.

   Et Mme Varlet, dont la mise en scène est une pure merveille, mérite une fois de plus des éloges enthousiastes. Bravo!... - R.V. (Le Petit Parisien, 29.3.1914)