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Le Régiment

[Drame] — Szenario: Jules Mary, George Grisier — Länge: 5 Akte (8 Bilder) — Interpreten: MM. Adrien Caillard (colonel de Cheverny); Henri Etiévant (Pierre Gironde); Jacques Villa (Belhomme); Jacques Volnys (Jacques); Jean Liézer (Paloche); Grey (Bernard); Moret (Foureau); Synès (commandant Larue); Alexandre Picard (capitaine Auriol); Vincent Denizot (Martin); Dervet (Simon); Champdor (Nicaise); Max Linder (Poplard); Brenner (Benjamin); Bénard (Pastouret); Paul Garbagni (Grégoire); Sylvain (Peluchard); Fuss (le greffier); Hems (Gradot); Lebrasseur (Pichard); Charles (Landry); Morel (un vieux retraité); Henri (un fourrier); Rouget (un client); Clément (premier soldat) — Mme. Dubuisson (Madame de Cheverny); Gense (Catherine); Geneviève Chapelas (Marjolaine); Adrienne Dherblay (Margot); Andrée Divonne (Colette); Jane Maylianes (Ursule); Martiny (Rosalie); Turpeau (Simonne) — [TABLEAUX: 1. L'agence Patache. — 2. Retour de Madagascar. — 3. La Chambrée. — 4. Les Grandes Manœuvres. — 5. Le Meurtre. — 6. Le Rêve. — 6 bis. Le Greffe au Conseil de Guerre. — 8. La Dégradation.] — Wiederaufnahme: 6. Oktober 1905 (Paris/Théâtre de l'Ambigu) — 29 Vorstellungen

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beschreibung/Kritik:

 

M. Grisier a sans doute pensé qu'on n'était jamais si bien servi que par soi-même... Et, puisqu'il s'agissait de remplacer le Crime d'un fils, il a décidé la reprise d'un mélodrame qu'avec la collaboration de M. Jules Mary, il donna, voici vingt ans, au théâtre de l'Ambigu, que dirigeait alors Emile Rochard. Le Régiment n'est pas un drame guerrier, c'est un drame militaire. Point d'alertes, d'assauts, ni d'attaques. Point de coup de fusil. Pas le moindre petit obus. Le Régiment a lieu en pleine paix, et n'est qu'un mélodrame ordinaire, se passant dans le monde des bonnes casernes gaillardes et réjouissantes. C'est l'histoire d'un enfant perdu, puis retrouvé, malgré les machinations ténébreuses d'un quidam qui a voulu se faire passer pour lui, et qui, quelque temps, y a réussi. Le quidam finit par être tué eu duel par l'enfant perdu, et l'enfant retrouve sa mère, qui est femme de colonel. Mais, pour avoir tué le quidam, l'enfant perdu et retrouvé passe en conseil de guerre, ce qui prolonge un peu la chose. Vous pensez bien que, comme il a tué un chenapan, et qu'il est fils, non seulement de la colonelle, mais, ainsi que cela se révèle au dernier moment, du colonel tout autant, il échappe aux sévérités de la loi militaire. Cette histoire, avec tous les incidents qu'elle soulève, dépasse bien un peu les limites de la vraisemblance. Cependant, le Régiment fut un gros succès, surtout à cause des scènes de la vie militaire (la chambrée; la troupe en marche; le sommeil de la troupe à la belle étoile) qui y sont très adroitement enchâssées, et qui restent très vives, amusantes et touchantes. Les décors sont fort beaux. La reproduction du tableau de Détaille, le Rêve, est toujours d'un effet immanquable, même sur les blasés. La pièce que créèrent très brillamment Péricaud, Desjardins, Pouctal, Gravier, Pougaud, Mmes Marie Laure et Descorval, est aujourd'hui fort bien jouée par MM. Etiévant, Villa, Caillard, Mme Gense... Et M. Grisier pouvait quelque temps encore faire les honneurs de son affiche à MM. Jules Mary et Grisier. (Les annales du théâtre, 1906)