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La revue de centenaire

[Revue] - Szenario: Paul Gavault; P.-L. Flers; Eugène Héros - Länge: 3 Akte - Interpreten: MM. Albert Brasseur (l'Optimiste, Mme Collignon, le caissier de l'Opéra); Georges Guy (délégué du préfet, Compère, Brunet, Napoléon); Max Dearly (cocher du lord-maire, Cake-Walk, Paulus, Clémenceau); Prince (Monsieur Adolphe, M.Claretie, Roi de Naples, Jaurès, la Biscotte); André Simon (Tiercelin, Maréchal Moncey); Moricey (le général russe, Caruso, un commis); Emile Petit (chef de gare, le régisseur, roi de Hollande); Georges Carpentier (Alfred de Musset, roi de Westphalie); Max Linder (secrétaire intime, Eugène de Beauharnais); Rocher; Albert Reusy; Le Coeur; Darcourt; Velter-Couriaux; Abel — Mme. Germaine Gallois (la Paysanne, la Grivoiserie, l'Américaine, la Folie); Claudine Polaire (l'Odalisque, Mattchiche, l'élève du Conservatoire); Jeanne Saulier (Marianne, Commère, Cagliostro); Lise Berty (la Cocotte, Mystèria, princesse de Silistrie, reine de Naples); Suzanne Derval (Charbonnier, Vestris, la regisseuse générale, le concert, reine de Westphalie); Léonie Laporte (la concierge, la présidente); Ginette (Framboise, l'été, polonais, reine de Hollande); De Sony (Polonais, le gaulois); Andrée Spinelly (Edouard, Mlle.Cui, Mademoiselle Collignon, Demoiselle de magasin, Le Figaro); Mary Melsa (Brigadière des Sérénos, Polonais, les Boutfons, Pauline Borghèse); Le Bergy (Blanchisseuse, Polonais); Louise Dorlac (Printemps, Polonais, Tire au flanc); Yvonne Harnold, (le général, première blouse transparente, Amour et Cie, Espagnol); de Luza (rue Marbeuf); Berthe Lavernière (Marchande de fleurs, Polonaise, Major, Elisa Bonaparte); Jane Frémaux - Premiere: 3. März 1907 (Paris/Théâtre des Variétés) — 114 Vorstellungen

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[...] M. Petit (qui m'a trouve bonne mine), M. Carpentier (qui m'a offert de la monnaie de dix francs) et M. Max-Linder (qui m'a dit: «Il fait chaud, ce soir!») ont eu leur bonne part de bravos. Un Monsieur de l'Orchestre. (Le Figaro, 4.3.1907)

 

Szenenfoto Le Roi

Tableau 1: Le Cabinet de l'Empereur aux Tuileries (Le Théâtre #201, 1.5.1907)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beschreibung/Kritik:

 

Im Théâtre des Variétés gibt es jetzt die “Revue des Jahrhunderts”, die man gesehen haben muß, wenn man ein anständiger Fremder sein will. Viel Witz, viel Trikots, viele bunte Bilder, ein Matchiche, der die Gemeinheit beinahe ästhetisch macht, und ein imponierendes Schlußtableau: Der Einzug Napoleons I. in den Tuilleriengarten Anno 1807. Die Verfasser der Revue nennen sich Gavault, Flers und Héros, aber wer dies letzte szenische Bild dichtete, ist ein viel größerer Poet, als jeder der drei jemals zu werden Aussicht hat. Und wie die republikanischen Pariser jubeln, wenn unter Glockengeläute, Kanonendonner und Militärmusik der “empereur" aus seinem Schimmel herbeisprengt und sein Pferd vor der Tribüne pariert, auf der ihn Josephine mit ihren Hofdamen empfängt! Ja, lieber Landsmann, Traditionen lassen sich nicht so leicht totschlagen, und das Gespenst des großen Korsen ist in manchen verschwiegenen Winkeln dieser rätselvollen Stadt viel lebendiger als der lebendigste Staatsmann von heute. Nun, davon ein andermal. Für heute setzen wir die Wanderung durch die Theater fort. (Berliner Tageblatt, 28.3.1907)

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Le culte des ancêtres n'est pas l'apanage exclusif des Chinois. Nous sommes délicieusement modernes, nous détestons le vieux jeu mais nous aimons bien nous ressouvenir et faire revivre les étapes d'un glorieux passé. Les Variétés ont donc sacrifié à notre passion des choses rétrospectives et nous ont offert la Revue du Centenaire, écrite à l'occasion d'un siècle d'existence du Théâtre des Variétés, par MM. Paul Gavault, P.-L. Fiers et E. Héros. Il y aura en effet cent ans, le 24 juin prochain, que les Variétés ouvrirent leurs portes au public. A peine ouvertes elles faillirent être fermées par le fameux décret du 29 juillet de la même année qui réduisit le nombre des théâtres parisiens. Grâce à Mlle Cuisot, qui sut circonvenir M. de Cambacérès, l'archi-chancelier de l'Empire, le théâtre des Variétés ne fut point mis sur la liste de proscription, à la condition toutefois que le répertoire ne se composerait que "de petites pièces, du genre grivois, poissard ou villageois, quelquefois mêlées de couplets, mais sur des airs connus". Sauf pour les couplets aux airs connus, le Théâtre des Variétés est resté fidèle à ce programme qu'une chinoiserie administrative lui avait imposé. Il faudrait la surface entière d'une colonne Morris pour inscrire tous les succès qui ont défilé sur la scène du Boulevard Montmartre, partant de là pour faire et refaire le tour du monde. Citons parmi les plus célèbres: Orphée aux Enfers, La Belle Hélène, Barbe Bleue, La Grande Duchesse de Géroldstein, La Petite Marquise, de Meilhac et Halévy, Niniche, Le Fiacre 117, Le Grand Casimir, Manïzelle Nitouche, Ma Cousine, etc., etc. Chaque saison la revue de fin d'année des Variétés était impatiemment attendue, longtemps avant que cette expression ne fût devenue un cliché stéréotype pour n'importe quelle production théâtrale ou littéraire dont le public se soucie autant qu'un poisson d'une pomme. Cette fois aussi, la revue, retardée par le succès inépuisable de Miquette et sa mère, longtemps avant d'avoir vu le feu de la rampe, fut l'objet des conversations du Tout-Paris. — Il n'y a rien perdu pour attendre. — Les trois auteurs qui ont de l'esprit comme 40 (ne froissons personne, disons 4.000), nous ont donné un spectacle d'autant plus séduisant que M. Samuel a fourni un cadre d'une beauté merveilleuse. Je ne parle pas du théâtre, qui porte ses cent ans tant bien que mal, mais de la mise en scène. L'énoncé des noms des artistes suffira pour me dispenser des adjectifs élogieux. Mlle Saulier, la Commère, et M. Guy, le Compère; puis Mmes Germaine Gallois, Spinelli, Polaire, Lyse Berty, Suzanne Derval; MM. Albert Brasseur, Prince, Max-Dearly, Simon, Moricey, etc. Une revue ne se raconte pas. Ce genre de production dramatique a cela en commun avec le vaudeville qu'il fait d'autant plus rire qu'il est fou, et échappe par là même au contrôle du raisonnement. ... ASHBEY. (Le Bulletin du Norddeutscher Lloyd, Avr. 1907)