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Si j'ose m'exprimer ainsi

[Revue] Szenario: Jean Bastia - Kostüme: Lucien Métivet - Länge: 2 Akte - Interpreten: MM. Georges Tréville, Pierre Etcheparre, Rimbert, Astruc, Véron – Mme. Irène Bordoni, Gaby Boissy, M. Derminy, Lya Godfry, Maud Loti, Hyvon Hudson – Premiere: 12. Dezember 1913 (Paris/Théâtre Doré)

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... Mlle Irène Bordoni en est la grande étoile. En quelques années cette charmante artiste a conquis toutes nos scènes. Son espièglerie est certaine, mais quand il ne serait qu'un simple hommage à la beauté, son succès serait légitime. Elle excelle dans les imitations et, cette fois, représente en chair plus qu'en os M. Max Linder, le roi du film, qu'on n'avait jamais vu sur la toile. Et, cette fois, M. Max Linder nous amuse. ... (Le Journal amusant, 20.12.1913)

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Le Théâtre Doré. Quel joli nom, n'est-ce pas? Et quelle jolie salle où des girandoles tendres de fleurs lumineuses égayent la sévérité des murs nouvellement reblanchis. Et quelles jolies pièces? Et quelles jolies interprètes? Tout est menu, gracieux, exquis dans cet ancien local de la Boîte à Fursy dont M. Léoni a fait le plus agréable écrin: un écrin où les perles rares foisonnent et miroitent. M. Jean Bastia qui suça, semble-t-il, le miel de toutes les abeilles de Montmartre, du Montmartre frondeur, irrévérencieux et spirituel, avait ciselé pour cette ouverture la plus gaie et la plus fine des revues à petit spectacle. Toutes les actualités y défilent, impitoyablement caricaturées par l'auteur, et Mlle Irène Bordoni se tailla le plus franc succès de comédienne, particulièrement dans une amusante imitation de Max Linder. Mlle Gaby Boissy chanta à ravir avec la plus mignonne bouche du monde. Tous les artistes furent applaudis. La soirée débutait pas une fantaisie amusante de M. Pascal, qui fut enlevée avec entrain, et par un acte de MM. Mirande et Géroule où Mlle Lilian Greuze fut une ingénue délicieuse et M. Tréville un critique dramatique infiniment gai. (La Lanterne, 13.12.1913)

 

Szenenfoto Si j'ose m'exprimer ainsi

Bordoni   Astruc      Derminy   Boissy      Etchepare     Tréville

Photos Bert.            "SI J'OSE M'EXPRIMER AINSI", - La Scène des Théâtres.

                                                            [Source: Comoedia illustré, 5.1.1914]

 

 

Anmerkung: Die Eröffnungsvorstellung des Théâtre Doré bot außerdem noch "Persanerie" von M. C. Pascal und "La Première idée" von Y. Mirande und H. Géroule.   ̶  Note: The opening performance of the Théâtre Doré showed also "Persanerie" by M. C. Pascal and "La Première idée" by Y. Mirande and H. Géroule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Weitere Beschreibungen/Kritiken:

 

C'est un événement dans Montmartre. La Boite de jadis n'est restée fermée que peu de mois, le temps d'en dorer les parois et la voilà rouverte toute neuve et toute fraîche. On y tient comme autre-fois bureau d'esprit et elle est agrémentée d'un nombre respectable de jolies femmes. Persanerie est une fantaisie en vers de M. Georges Pascal. C'est l'aventure bien moderne d'une dame qui organise une petite fête, orientale, naturellement, car Lepape — je parle du dessinateur de M. Paul Poiret—ne perd jamais ses droits. Or, elle est lachée par tout le monde, par ses invités qui ne viennent pas et par ses fournisseurs qui la deponillent des robes prises à condition. La pauvre petite demeure fort peu vêtue, et c'est l'essentiel. La Première idée est un acte gai de MM. Yves Mirande et H. Géroule où se développent les angoisses et les hésitations d'un critique dramatique en face de son papier blanc. Comme on s'occupe de nous! Sera-t-il enthousiaste ou féroce? Il serait fixé tout de suite s'il pouvait lire l'article de ses confrères. Il reçoit la visite d'une gentille enfant qui voudrait le corrompre — elle est bien bonne — et celle d'une jeune blanchisseuse qui vient lui faire admirer ses jambes un peu grêles... Malgré ces intermèdes, l'article n'avance pas. Heureusement, la bonne du critique est femme de ressource et le journal peut compter sur elle. Enfin, la revue de M. Jean Bastia complète le spectacle. Elle ne comporte pas moins de deux actes, — si j'ose m'exprimer ainsi, — car ce sont de petits actes comme il en faut dans les petits théâtres. Le malin auteur nous y fait assister à un déjeuner-tango très amusant et auquel je prédis le succès. Très bien venue, la scène où l'auteur lit sa pièce à ses collaborateurs, la modiste, le joaillier, le parfumeur et Lepape,— je parle du dessinateur de M. Paul Poiret. Et la scène dans la salle est une vraie trouvaille. Deux terrassiers attaquent à coups de pioche l'un une loge, l'autre le cintre. Ce sont les démolisseurs du Printemps et des Galeries qui ont fini par acheter tout Paris pour faire des nouveaux agrandissements. Il se trouve que la limite de leurs territoires respectifs se trouve le milieu du théâtre Doré. Heureusement, ils ne perséverent pas dans leur oeuvre de destruction et le petit théâtre a la vie sauve. Mlle Irène Bordoni en est la grande étoile. En quelques années cette charmante artiste a conquis toutes nos scènes. Son espièglerie est certaine, mais quand il ne serait qu'un simple hommage à la beauté, son succès serait légitime. Elle excelle dans les imitations et, cette fois, représente en chair plus qu'en os M. Max Linder, le roi du film, qu'on n'avait jamais vu sur la toile. Et, cette fois, M. Max Linder nous amuse. Mlle Gaby Boissy, aussi fraîche que souriante, vocalise comme un petit rossignol. Couvrons de fleurs Mmes Derminy, Lya Godfry, Maud Loti et Yvon, et couronnons de lauriers MM. Tréville, Etcheparre, Rimbert et Astruc — c'est bien son tour. Encore une triomphatrice, c'est Mlle Lilian Greuse, la plus gentiment perverse, la plus affriolante des blanchisseuses; — je vous avais bien dit qu'il y avait du linge! Encore un triomphateur, c'est M. Henri Léoni, dont le chant attachant est un enchantement. (Journal amusant, 20.12.1913)