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Le tour du monde d'un enfant de Paris

Szenario: Ernest Morel — Länge: 5 Akte (12 Bilder) — Interpreten: MM. Jacques Villa (Albert Truchon); Jean Liézer (Pizzicato); Ant.-Henri Coste (Santino); Moreau (Jobson); Moret (Cornebec); Favey (Théodule Boudinet); Albert Reusy (Georges Walton); Vaslin (Tom Look); Alexandre Picard (Berthier); Brenner (le capitaine); René Gréhan (Papelard); Vincent Denizot (Cassal); Saint-Aignan (Santinez); Brunet (Martin); Bénard (le lieutenant); Sylvain (un garçon de café); Daumouche (un guide); Duroyer (Bonifacio); Cassel (un juge); Villonble (un officier anglais); Léonard (un pasteur); Darcy (un infirmier) — Mme. Andrée Canti (Mercédès); Yriex (Cécilia); Marie-Georges (la supérieure); S. Vallier (Thérésine); J. Lambert (Arabella); Adrienne Dherblay (Nativa); Marcelle Du Bled (Inès); Yvonne Harnold (Sidonie); Iryane (Rosita); Andrée Divonne (une novice); Fleur (la tourière) — Premiere (im Ambigu): 20. Oktober 1904 (Paris/Théâtre de l'Ambigu) — 50 Vorstellungen

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Il y aura bientôt treize ans que la pièce était représentée pour la première fois à Belleville. Trois ans après, elle descendait au théâtre de la République et fournissait un nombre considérable de représentations. Ce succès semble vouloir recommencer à l'Ambigu. Les aventures de Bébert et de Dudule, chevaliers du bon droit contre Jobson et Santino, les bandits classiques, ont plu et amusé comme autrefois. Les interprètes du Tour du monde d'un enfant de Paris étaient d'ailleurs excellents. M. Villa, Mlle Andrée Canti, notamment, soulevaient à maintes reprises, des bravos enthousiastes, et, dans le rôle de Cécilia, Mlle Yriex faisait apprécier un jeune talent plein de promesses. (Les annales du théâtre, 1905)

 

 

 

Anmerkung: Die Darstellerliste, die am 20.10.04 in den Pariser Tageszeitungen veröffentlicht wurde, enthält Linders Namen nicht. Lt. René Jeanne bestand Linders Beteiligung darin, dass er "... un beau soir de l'automne 1904 où l'on jouait Le Tour du monde d'un Enfant de Paris, 12 tableaux d'Ernest Morel, fut impromptu jeté sur les planches du vieux théâtre pour y remplacer au pied-levé un camarade défaillant dans le rôle du commandant d'un navire en perdition. Empêtre dans un texte qu'il n'a pas eu le temps d'apprendre et dans des vêtements qui ne sont pas à ses mesures..." (Max Linder et le théâtre, Revue d'histoire du théâtre, Avril-Juin 1965). Linder selbst beschreibt den Vorfall ausführlich in dem Artikel "NOS VEDETTES - MAX LINDER" in Cinémagazine, 8.12.1922. Nach dem Flop von 'Pour sa Patrie!', wurde ab dem 9.3.1906 'Le tour du monde d'un enfant de Paris' wieder für drei Wochen im Spielplan aufgenommen.― [Note: The cast list, published in the Paris newspapers on Oct. 20, 1904, doesn't contain Linder's name. According to René Jeanne, Linder participation was, that he "... one beautiful autumn evening in 1904, when they played Le Tour du monde d'un Enfant de Paris, 12 tableaux by Ernest Morel, was unexpectedly thrown onto the stage of the old theater as a last minute replacement for an absent comrade, in the role of a captain of a sinking ship. Entangled in a text that he did not have time to learn, and in clothes that are not in his size..." (Max Linder et le théâtre, Revue d'histoire du théâtre, April-June 1965). Linder himself described the incidents in some detail in the article "NOS VEDETTES - MAX LINDER" in Cinémagazine, Dec. 8, 1922. Following the flop of 'Pour sa Patrie!', 'Le tour du monde d'un enfant de Paris' had another, unscheduled, three weeks run, beginning Mar. 9, 1906.]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Beschreibung/Kritik:

 

Un brave homme, Santino, est parti pour le Brésil, avec sa femme Mercédès et sa fille Cécilia. Il a laissé dix millions chez son frère, un banquier canaille. Santino est tué par un inconnu. Mercédès rentre en France pour reprendre ses millions, mais le banquier Santino veut la séquestrer. Elle est sauvée par deux ouvriers peintres, deux bons «zigs», Truchon, dit Bébert,et Boudinet. Et, avec elle, ils partent pour aller rechercher Cécilia au Brésil. Il faut la soustraire à son oncle, à qui on fera rendre gorge après. Mais Mercédès tombe malade à Saint-Nazaire et Bébert et Boudinet partent seuls. Nous voici à Rio. Ce gredin de Santino nous a précédés. Il est là avec un autre coquin, l'Italien Pizzicato, et ils commencent par faire prendre par deux femmes, que les imprudents Parisiens ont cru conquérir, et leur argent et la lettre de Mercédès à sa fille. La police, arrivée au bruit de la lutte, arrête — naturellement — les innocents. De Rio, nous allons à l'hacienda où Cécilia flirte avec un voisin, Georges Walton. Santino y est arrivé bon premier et va enlever sa nièce quand, dépenaillés, les bons «zigs» surviennent à leur tour et réenlèvent Cécilia. Mais Santino les retrouve dans la forêt et reprend sa nièce, qu'il renferme dans un couvent. Georges et ses nouveaux amis l'en font sortir et s'embarquent. Mais le capitaine du navire, un contrebandier, est aux ordres de Santino, qui part avec lui, caché, et on emmène tout le monde, non en France, mais en Australie. Ici, premier naufrage. Tous les passagers se sauvent, mais Georges est arrêté. C'est un repris de justice. Seulement, c'est un innocent. Bébert le fait évader et en route pour la France. Sur le bateau, l'innocence de Georges, qui se dévouait pour son frère, est reconnue. Nous apprenons en même temps que cette canaille de Santino a fait tuer son frère par Pizzicato. Deuxième naufrage. A la suite de celui-ci, Santino et Pizzicato se croient seuls survivants. Ils vont trouver Mercédès et la font enfermer comme folle. Mais Bébert et Boudinet ont sauvé Cécilia et Santino et Pizzicato finissent très mal, ce qui était le moyen de faire bien finir le drame. (Synopsis by Henry Fouquier in: "Le Figaro, 6.12.1894")