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Jeffries contre Johnson (Film -Sketch)

Vive Paris!: Regie: Victor de Cottens, H. - B. Marinelli - Szenario: Maurice Millot - Bühnenbild: Amable, Chambon et Mignard - Musik: Eugène Poncin - Länge: 35 tableaux - Interpreten: MM. Darcet (compère); Ambroise Girier; Max Linder; Gorski; Berryer; Resse; Vallot; Pocolas; Tom Pender, la troupe Pender de Drury Lane Mme. Lucy Jousset (commère); Bessie Clayton; Delterne; Lucienne Malty; Bianka de Bilbao; Dhomas; Lola Selbini; Odette Auber; Delide; Derns; Valda; Danglas; Jane Hett; Giverny; les 16 Blossom Girls; u.a. — [TABLEAUX: Le Circuit de l'Est. — A nous les Pommes!. — La fée Nicotine. — Jeffries contre Johnson. — Grand Final du Bois Sacré et des Musées de France. — L'heure du bain sur la Côte d'Emeraude. — Les mystères de l'hypnotisme. — Bruxelles-Kermesse.Le pays des Carillons. — Les courses u.a.] — UA: 20. Oktober 1910 (Paris/ L’Olympia)

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Max Linder, of Pathe fame, does a boxing match on skates with Tom Pender, in a Montmartre cafe. They lead up to this with a moving picture showing Linder at a match, where he acquires a mania to spar. The number is a skit on the Jeffries-Johnson fight. Ken. (Variety, Nov. 12, 1910)

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Les brillants exploits qu'énumèrent ces titres sensationnels sont accomplis quotidiennement par l'extraordinaire comique qu'est Max Linder. Nous savions déjà que celui qu'on a surnommé "le roi du cinéma" était escrimeur réputé (il est champion des artistes... à vie), pédestrian rapide, cycliste intrépide, nageur infatigable, yachtman éprouvé, écuyer... (de basse école, mais écuyer tout de même!) patineur à glace, skieur, chasseur, acteur, auteur, viticulteur..., j'en passe et des meilleurs! Dans le nouvelle revue de l'Olympia, Max Linder se révèle à nous sous deux aspects sportifs encore différents: le voici boxeur scientifique et danseur acrobatique... N'en jetez plus! la cour – et le jardin – sont pleins) Dans le rôle du fils de Jeffries qui ne peut rencontrer un seul homme de couleur noire sans matcher aussitôt avec lui, Max Linder obtient un succès extraordinaire de fou rire. Ses rounds contre un nègre dans un restaurant de nuit, avec gants de boxe et sur patins à roulettes ont des effets comiques irrésistibles. C'est même tellement drôle qu'on n'a pas le temps de se rendre compte de la prodigieuse agilité qu'il faut déployer pour arriver à obtenir cette explosion de gaîté, au risque de se casser les reins ou de se rompre quelques os. Enfin dans sa parodie de la danse de Max Dearly et Lavallière du Bois Sacré, Linder, avec la jolie commère de la revue, Lucy Jousset, adroite, souple et gracieuse danseuse, a réalisé un numéro de pantomime et de danse où il nous a prouvé que le sport pouvait conduire à tout, à condition de ne pas le négliger! D'ailleurs, rencontré sur le boulevard, Max Linder – la main bandée et le front bossué – nous a affirmé son intention de tenter de faire encore de plus fort en plus fort! N'est-il pas aujourd'hui le pensionnaire fêté de l'Olympia, dont les directeurs ont pris pour devise: "Toujours du nouveau"?... On me dirait que Max Linder va faire de l'aéroplane que je n'en paraîtrais pas autrement surpris... "Excelsior!" comme dirait M. Pierre Lafitte. ALTER EGO (La Presse, 31.10.1910)

 

Szenenfoto Vive Paris

                                                       La fête des fleurs

                Au pays des géants                                         [Source: Comœdia, 22.10.1910]

 

 

Anmerkung: Die "Première et soirée de gala" von "Vive Paris!" fand am 22. Okt. 1910 statt. Aufgrund der "Sitte der Pariser Theater als Premiere eine Generalprobe vor geladenem Publikum zu veranstalten" (Oesterreichischer Komet, 15.2.1913) wurde als UA: der 20. Okt. 1910, an dem die erste von zwei Generalproben stattfand, gewählt. Am 8. Nov. wurde Max in die Klinik eingeliefert, und "... die Rollen, die er in der Revue im Olympia spielte, wurden von Tom Pender 'in die Hand genommen'." (Variety, 3.12.1910) Der Sketch bezieht sich auf den am 4. Juli 1910 ausgetragenen Weltmeisterschaftskampf im Schwergewicht zwischen (dem weißen) James Jeffries und dem Sieger, (dem schwarzen) Jack Johnson. ― [Note: "Première et soirée de gala" of "Vive Paris!" took place on Oct. 22nd 1910. Because of the "Custom of the Parisian Theatre to regard a dress rehearsal before an invited audience as a Premiere" (Oesterreichischer Komet, Feb. 15th 1913) the date chosen as UA: is that of the first of two dress rehearsals. On November 8, 1910 Linder was admitted to hospital, and "... the roles he was playing in the revue at the Olympia have been taken in hand by Tom Pender." (Variety, Dec. 3, 1910) The sketch takes reference to the World Heavyweight Championship, which was held on July 4, 1910 between (the white) James Jeffries and the winner, (the black) Jack Johnson.]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Weitere Beschreibungen/Kritiken:

 

«… dans un Restaurant de Nuit à Montmartre, nous voyons se dénoncer la revanche de la race blanche sur la race nègre par un assaut de boxe où Max Linder est merveilleux de fantaisie» Strapontin. (Gil Blas, 21.10.1910)

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Dans le brouhaha des derniers applaudissements, alors que les girandoles s'éteignent, il est assez difficile au journaliste théâtral toujours pressé de faire un compte rendu fidèle de ce qu'il vient de voir et d'entendre. Mais quand il sort d'un spectacle comme celui auquel l'Olympia nous conviait, hier soir, les difficultés s'aggravent pour lui, tant la revue que viennent de monter MM. de Cottens et Marinelli est vaste, riche et nombreuse. Les épithètes manquent pour en dire tout le bien qu'on en voudrait, tant ses trente-cinq tableaux (excusez du peu!) nous tinrent sous le charme pendant trois heures d'horloge. On peut cependant résumer d'un mot ce spectacle: il est prodigieux. Jamais, depuis que les habiles directeurs de l'Olympia sont à la tète du luxueux théâtre music-hall du boulevard des Capucines où ils nous étonnèrent cependant par leur nouvelle formule artistique, ils ne nous avaient offert une soirée semblable, une revue aussi formidable comme mise en scène, aussi fourmillante d'artistes venus des quatre coins du globe, aussi bourrée d'actualités, aussi pleine de verve et de bon comique, aussi truffée «d'attractions» et de trucs déconcertants, une revue enfin qui dans la magnificence de ses 35 décors, regorge de minois charmants, de danseuses endiablées, de «girls» aussi souriantes, de costumes aussi chatoyants, de scènes aussi drôles. Bien traitée par M. Maurice Millot, Vive Paris! permit au metteur en scène, Alfredo Curti de faire valoir la richesse de son imagination et de composer des groupes d'un art incomparable. Le maestro Eugène Poncin mit, tout autour, de la musique alerte et le goût si sûr de MM. De Cottens et H. B. Marinelli, en même temps que leur sens aiguisé de la nouveautié, firent le reste. Et c'est ainsi que devant une salle bondée, où des loges jusqu'au cintre s'étageaient toutes les élégances parisiennes, à chaque scène, des applaudissements crépitèrent, de neuf heures à minuit, dans l'enthousiasme général. Les Artistes Il nous faut citer Miss Bessie Clayton qui, désertant les libres Etats d'Amérique, se produisait pour la première fois en Europe. C'est une danseuse extraordinaire comme on n'en vit jamais sur aucune scène parisienne. Ses danses ne se décrivent pas. Il les faut voir. Bessie Clayton, quand on l'affiche à New-York fait courir au théâtre toute la ville. Paris ne peut manquer d'imiter New-York. De l'Amérique passons à la Belgique. Connaissez-vous Mme Deltenre? C'est une artiste bruxelloise, ronde comme une pomme et dont la voix rappelle celle de Théresa; si comique, en même temps, si comique que toute la salle se roulait, hier, quand elle apparut en «mère de la fille Beulemans». Elle eut un succès éclatant. Son partenaire — belge également — M. Berryer, déborde de fantaisie. Pour leurs scènes émaillées d'argot «marollien» on a eu recours à la collaboration du fameux revuiste belge, M. Malpertuis. Revenons à Paris. Doit-on dire que Mlle Lucy Jousset est une adroite comédienne et une élégante chanteuse? La preuve n'est plus à faire de sa grâce de Parisienne? Mlle Lucienne Malty, à la voix chaude et prenante nous charme par son organe enveloppant. Miss Lala Selbini que le music-hall n'avait connue jusqu'ici avec son «boy» que par un «numéro» tout à fait curieux changeait, hier, son genre et se transformait habilement en chanteuse. Mlle Dhomas, fine et à l'oeil malicieux, réussit admirablement ses imitations; Mlle Odette Auber et ses tyroliennes, Derns et ses amusantes gamineries, Delide, Valda, Danglas, Bianca de Bilbao, avec tout le charme et la jeunesse superbe de ses danses espagnoles, Jane-Hett, Giverny, toutes enfin furent applaudies. Et ces seize «Blossom-Girls» habilement mariées au corps de ballet! Et ce Girier, avec son comique bonhomme et tranquille qui fait jaillir le rire, ce Max Linder, chercheur et bien personnel dans des scènes qui sont de la comédie et de l'acrobatie, ce Berryer qui est un fantaisiste plein d'imprévu, ce Darcet qui possède le secret d'être le Compère (avec un C majuscule) ce Resse, si divers dans ses compositions, ce Pocalas, long et anguleux, un tas d'autres dont le nom m'échappe firent la joie de la soirée. Tableaux et surprises MM. de Cottens et Marinelli savent très habilement unir le théâtre et le music-hall, le fait est depuis longtemps constaté. Aussi, tout en nous offrant des situations drôles et des dialogues amusants nous ont-ils offert en même temps pour la joie de nos yeux, des tableaux d'un effet artistique à nul autre pareil, et des «clous» et des attractions qu'on ne rencontre qu'à l'Olympia. La palette d'Amable, de Chambouleron et Mignard, les lumières de M. Frey, les costumes de Pascaud, n'est-ce pas là tout ce que pouvait réaliser leurs fastueuses conceptions? Leurs 35 tableaux se déroulèrent donc dans un enchantement féerique: Les galas de l'année — les Halles si pittoresques, — le ravissant Clos Normand — le Reportage — l'inoubliable Circuit de l'Est d'un effet extraordinaire qui donne le frisson; sur les cimes un paysage alpestre d'une réelle beauté — Nice et Savoie — Jeffries contre Jonhson, un match de boxe sur patin à roulettes — d'une drôlerie étourdissante et d'une vérité criante — Une Nuit à Montmartre — La Fée Nicotine — Bouvard-Square — Le Bois Sacré — puis, incomparables et du plus mervellieux éclat: Les Sèvres — les Arts Décoratifs — Les Pierrots de Willette — Diane au Bain — Les Tapisseries — Le Musée Historique — La Malmaison; puis grandiose: Le Musée de l'Armée, un tournoi de «chevalières» admirablement réglé par M. Curti et qui met en ligne, une légion d'armures en aluminium, invention du célèbre Alias de Londres; légion mouvante, éclatante et disciplinée à la fois — admirable, en un mot. Puis une marine délicieuse, «Trou-sur-Mer», une «Tempête» — L'Odéon Music-Hall — La Tournée Clemenceau — l'inénarrable Bruxelles-Kermesse — Le Pays des Carillons, si riche et si gracieux — La bouffonnerie de la «Peur des Puces» la merveille des merveilles — La Fête des Fleurs — Les «Courses» avec de vrais chevaux, si grouillantes et si colorées et enfin dans un dernier effort d'art, l'apothéose Vive Paris! qui est vraiment le point final et magnifique de cette revue féerique. Des clous! Je vous recommande au tableau de l'Hypnotisme, un «numéro» ahurissant: une femme qui s'installe devant un piano — le piano diabolique — et l'instrument et la musicienne, transportés dans les airs tous deux par une invisible force et joutant la tête en bas et faisant sur eux-mêmes des tours complets à six mètres du sol!... C'est un truc stupéfiant. Je ne vais pas vous dire qu'il y a également une scène où Girier et ses amis passent dans les airs comme des sylphides, ni qu'une troupe de géants — la troupe Pender de Drury-Lane, possède un chef dont la tète frise les frises, ni que Gorski est un violoniste qui n'a pas son pareil... J'aime mieux vous dire: Allez-y voir! M'est avis que Vive Paris! avec ses artistes, la magie de ses décors, ses «surprises» déconcertantes, ses danseuses, ses lumières, ses costumes d'une richesse incomparable, sa gaîté et son faste, est parti pour des soirées de centièmes qui feront époque dans l'histoire théâtrale. SINCLAIR. (Comœdia, 22.10.1910)